jeudi 15 novembre 2018

Mes bégonias

Tout récemment, Nathalie m'interrogeait sur une bouture de bégonia reçue en février dernier (voir article ici) et ça m'a donné envie de faire un article sur les spécimens que je possède
En fait ma collection est toute petite puisque je n'en possède que trois

Il y a d'abord ce magnifique spécimen que je pense être un bégonia rhizomateux Black Taffeta



Le dessus de son feuillage est presque noir tandis que le dessous est d'un beau rouge sombre avec des petits cils en pourtour ainsi qu'en dessous des feuilles




C'est un bégonia plutôt compact à la croissance moyenne, il est nécessaire de lui procurer un repos hivernal, il se bouture très bien en coupant un bout de rhizome ou de feuilles pétiolées


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Le second est un Bégonia bambou ou Tamaya, on le trouve facilement en jardinerie, je crois que le mien provient du jardin botanique du Havre où au cours d'une visite la sympathique jardinière m'en avait refilé un morceau
Son feuillage allongé est d'un beau vert tendre tacheté de gris et sa floraison discrète est rose 
C'est un exemplaire qui se bouture très bien, qui pousse vite et se développe facilement, il peut atteindre facilement une hauteur d'un bon mètre voir plus



Je l'avais mis en repos dans la buanderie dernièrement, il en a profité pour émettre une nouvelle tige et de nouvelles feuilles


Il peut passer sans soucis l'été dehors à l'abri des grosses ondées éventuelles, comme la plupart des bégonias il n'aime pas avoir les racines dans l'eau, il n'aime pas le soleil direct donc lui préférer une fenêtre au nord ou à l'est
L'apport d'engrais doit être régulier avec une pause pendant la saison la plus froide, comme il se développe rapidement il convient de le rabattre à une hauteur de 50 cm, chacune des tiges coupées après un noeud...
On comprend mieux le fait qu'il soit comparé au bambou, une plante rhizomateuse galopante et vigoureuse comme lui

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Cet exemplaire serait apparemment un Bégonia Listada qui serait originaire d'Amérique du sud (Argentine, Brésil et Paraguay), je suis incapable de me souvenir où et comment il est arrivé chez moi
Il est conseillé de l'arroser à l'eau de pluie, il apprécie d'avoir le pied à l'étroit dans son pot
Pour savoir si ce spécimen correspond bien à la dénomination des Listada, il faut le placer en plein soleil une pièce de monnaie posée sur sa feuille, au bout de 30 minutes une tâche plus claire va apparaître, s'il "bronze" c'est que c'est bien un Listada


Ses feuilles sont étirées et d'une belle couleur brique teintée de vert profond avec une nervure centrale tirant sur le vert très clair ce qui donne un aspect surprenant à ce bégonia poilu





Sa floraison est vraiment discrète et ses fleurs aussi grosses qu'un petit pois, on conseille en général de les enlever pour éviter de fatiguer le pied, moi je ne le fais pas et mon bégonia s'en porte très bien

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Le bégonia n'est pas franchement une plante que j'apprécie d'où la petitesse de ma collection peut être parce que je garde en mémoire les spécimens énormes à fleurs rouges que l'on trouve dans la grande majorité des jardineries et dont j'ai une sainte horreur, depuis la production s'est développée et l'intérêt de ces plantes à permis l'introduction de créations originales et franchement très intéressantes esthétiquement

Vous découvrirez de nombreux spécimens tous plus beaux les uns que les autres sur le site 


Malgré mes tentatives de bouturage aucune n'a été fructueuse, je vais retenter mais cette fois dans du substrat spécial semis voir même du sable, avec un peu de chance ça fonctionnera
En attendant j'ai créé un lien spécial Bégonia dans la liste déroulante à droite du blog que j'ai activé à la parution de cet article

dimanche 11 novembre 2018

Aquatiques et carnivores

Cette année la météo a été compliquée à gérer, le jardin a beaucoup souffert des forts changements climatiques intervenus en quelques semaines, il y a eu l'hiver qui est arrivé très tardivement avec le glacial Moscou Paris, ensuite le printemps qui n'a duré que quelques jours avant que la chaleur ne s'installe et avec elle la sécheresse

En avril  2018 le bassin n'est guère attrayant et le niveau d'eau déjà bien bas pour l'époque

Photo du 21 avril 2018


Un mois après et quelques pluies (les dernières) les papyrus font un peu acte de présence, le nymphea prend de la place, la presle fait grise mine, on la devine à gauche, le bassin est presque à ras bord, j'ai dit presque

Photo du 22 mai 2018


L'été a été chaud et le bassin s'est vidé ne laissant aux deux aquatiques (presle et nymphea) que quelques centimètres d'eau à leur pied, c'était loin d'être les conditions adéquates pour elles, les poissons ont rendu l'âme depuis

Courant mai une copinaute d'instagram m'avait proposé de faire un échange de plantes et m'avait envoyé une bouture de papyrus que j'avais mise au chaud dans ma cuisine le temps qu'elle produise des racines


Pour les bouturer il suffit de tailler des têtes bien vertes, de les plonger la tête en bas dans de l'eau et quelques semaines après des petites racines font leur apparition


Aujourd'hui c'est un pied magnifique qui prend de l'ampleur et qui m'offre, plaisir suprême, une première floraison... 


Son développement a été rapide...
Il est encore plus beau que celui que je possède, avec le creusement du bassin prévu cet automne je pense qu'il prendra de la hauteur et surtout de l'envergure lorsqu'il y sera installé

Photo du 8 octobre 2018


Pour le second plus haut sur tige c'est dans une vieille bassine émaillée provenant de ma grand mère maternelle que j'ai installé les deux pieds, après le bassin je lui ai offert un habitat plus conforme à sa taille et de suite le changement a été significatif, tout au long de l'été il a multiplié les cannes signe que le pied est prospère


Le substrat pour plantes aquatiques permet d'éviter la prolifération des moustiques car il suffit d'arroser juste ce qu'il faut pour que l'eau n'apparaisse pas en surface, la ponte de ces bestioles nuisibles est alors inexistante et le système racinaire de la plante est toujours immergé ce qui est parfait.

Suivant les mêmes préceptes j'ai ainsi opté pour la culture en semi immergé pour le pied de presle qui faisait vraiment pitié à voir, j'ai coupé tout ce qui était mort, lui ai offert un pot plus en adéquation avec la petitesse de son pied et lui ai remis du substrat...
Maintenant il faut faire preuve de patience

Photo du 8 octobre 2018


Du côté des carnivores c'est à peu près identique, le pot est toujours immergé en partie basse dans une coupelle remplie d'eau, les floraisons ont été nombreuses tout au long du printemps et de l'été, le fait d'être dans la verrière et au chaud leur a plutôt bien convenu

Bien entendu ce mode de culture n'est pas réalisable pour les nénuphars et assimilés, je pense acheter un bac en plastique plutôt haut pour y mettre mon pied de nymphea stocké en ce moment dans la dépendance 

Du côté des carnivores la prospérité est de mise
Ma petite népenthès qui avait beaucoup souffert lors des grands froids de février a produit nombre de nouveaux pieds à ma plus grande satisfaction, c'est vrai que je l'avais largement taillée lui enlevant même la tête brûlée par le gel, les nombreuses fleurs m'ont permis de récupérer des graines que j'ai mis en immersion, l'hiver devrait briser la dormance et me permettre d'avoir de nouvelles petites plantules au printemps prochain

Avant


Aujourd'hui



Ma sarracenia a pris tellement de volume qu'il m'a fallu la rempoter, j'avais mis à son pied l'attrape mouche mais elle était littéralement étouffée par la masse imposante de ce pied très prospère


En ce moment elles sont stockées dans la verrière où il ne fait pas encore trop froid malgré les gelées de ces derniers jours mais je ne vais pas jouer avec le feu, je vais les protéger avec du voile d'hivernage et verrais s'il fait trop froid à les installer dans la buanderie

mercredi 7 novembre 2018

1 an

Il y a un an nous prenions possession de notre maison
Il y a un an nous avons pris le chemin de la campagne, sans regret aucun
C'était il y a un an et chaque jour nous prenons conscience de la chance que nous avons de vivre ici

Vues depuis la fenêtre du salon côté Est




Vues côté terrasse et jardin



Vivement l'année prochaine

vendredi 2 novembre 2018

Les petites news du jardin

Le 25 octobre début de journée maussade, tellement même que l'on s'est plu à rêver de la pluie
En lieu et place c'était grand et beau soleil tout l'après-midi

Donc je me suis attaquée aux abords de la dépendance, viré les croisillons qui ne servaient à rien, j'en ai profité pour passer un bon coups de balais sur ce mur cracra, je verrais à le repeindre s'il fait beau ou sinon ça attendra le printemps, je ne suis pas non plus prise par le temps


Déplacé et mis en pot le rosier Thallia qui végétait à cet endroit, il était couvert de bois mort et je n'ai pas envie de le voir dépérir et mourir
C'est à cet endroit que sera implantée ma future pergola, petite mais qui servira principalement à accrocher des potées fleuries mais aussi des décos et peut être pourquoi pas un rosier grimpant de petite taille

Au fait, je ne vous ai pas dit que Clématis faisait une petite remontée, étrange, il a du avoir très chaud cet été d'où cette floraison tardive


En parallèle agrandissement et nettoyage du massif qui borde l'entrée du jardin haut 
L'année passée je l'avais déjà partiellement retourné pour y faire quelques plantations et je m'étais battue avec un nombre incalculable de racines, je ne suis pas venue à bout de celle qui est à gauche du mirabellier sur la photo, je la laisse pour marquer l'endroit où je dois creuser histoire de voir d'où elle vient




Avec l'été et malgré le paillage les végétaux souffrent 
J'ai même du déterrer mon minuscule Lonette Chenault pour le mettre en pot afin de le protéger et lui permettre de se développer, il était si petit que je le distinguais à peine

Ici se seront avant tout des arbustes aux couleurs contrastées, mon céanothe sera décalé par rapport à son emplacement actuel et je n'apporterais pas d'autres plantes, les floraisons et l'étalement tant en hauteur qu'en largeur suffiront à donner du relief et du volume, connaissant la propension des spirée et céanothe à fleurir facilement et comptant sur l'abelia pour apporter ce qu'il faut de profusion, le cotinus fera le reste du boulot, je fonds devant ses plumettes


il y a aussi les rosiers Raubritter et William Christie qui eux resteront à leur place actuelle


Alors que j'étais partie faire le tri dans les poutres de bois laissées au fond du jardin et qu'en passant j'arrachais quelques mauvaises herbes (en surnombre ici) je me suis à nouveau fait piquer par une abeille et malgré mes gants de jardinage je l'ai bien senti passer, ça fait deux fois en très peu de temps que ce genre de mésaventure m'arrive et je ne compte pas celle de ce printemps, en dehors du fait que ça me laisse quelques sensations désagréables je ne comprends pas qu'elles soient aussi agressives et qu'elles passent ainsi à l'attaque, en cette saison c'est anormal et surtout leur comportement m'interpelle, l'été pour elles a été difficile

Néanmoins à l'avenir je prendrais la précaution de mettre des gants en cuir et plus en toile pour travailler au jardin parce que la dose de venin aussi minime soit elle n'est jamais sans risque et peut amener au déclenchement d'une allergie avec toutes les conséquences que l'on connait

Mon doigt me brûle et avec le frottement du gant ça devient véritablement douloureux, il va falloir que j'arrête le jardinage pour l'instant
Mes pensées ont trouvé leur place




Je trouvais que mon géranium vivace blanc avait une drôle d'allure, voila ce que j'ai trouvé au milieu de son feuillage
Peut-être une chenille de noctuelle de la patience... la mienne est partie d'un coups


Je l'ai déplacée ailleurs dans le jardin, pas envie qu'elle ne transforme mon pauvre géranium en confettis, non mais...

Quoiqu'il en soit, cette parenthèse au jardin m'a fait le plus grand bien, le froid s'invite et si j'ai pu travailler en simple tee shirt ce n'est pas le cas des jours qui ont suivi où nous avons eu nos premières gelées et juste un petit 2° au baromètre

vendredi 26 octobre 2018

Naissance

Un après-midi de beau temps et me voila dehors à chercher quoi faire
J'arrose, je grattouille, je déplace et arrange mes potées et puis... il faut que je fasse quelque chose avec toutes mes plantes qui attendent depuis fin septembre les ondées bienfaitrices qui auraient du rendre le sol plus meuble mais il ne faut pas rêver, la sécheresse perdure, ça craint

J'ai justement reçu mes rosiers en provenance de chez Kordes, chez eux aucun soucis sur la qualité et les troncs sont déjà énormes


Hop, je transporte comme je peux la "fontaine" près de la dépendance, elle sera le point d'orgue de ce massif en devenir, je voulais la mettre dans la brouette mais j'ai renoncé tant elle est lourde et j'aurais fini par la briser totalement



Il faut que je trouve un moyen de remplacer ce fil bleu qui n'est pas bien joli
Peut être un fil en acier...

Installation des plantes et du paillage pour enrichir la terre
Je suis heureuse, en creusant j'ai découvert des petits vers de terre vite déplacés pour ne pas les blesser




sauvetage réussi pour ma spirée qui repart de plus belle


Le point d'eau des oiseaux a trouvé sa place


Soudain j'entends une grosse voix qui m'interpelle, je me retourne et je découvre mon frangin qui monte les escaliers, belle surprise que sa visite, nous nous voyons trop peu
Une bonne heure après il est reparti et me voila à nouveau les mains dans la terre


Des pots, une grenouille
Quelques pavés récupérés ici ou là dans le jardin, ils serviront à entourer le massif


Palette du massif


Une bonne chose de faite...  maintenant j'ai le cerveau en ébullition et les mains impatientes, si j'attaquais l'un des nombreux projets en attente